mardi 23 août 2016

La Terre sauvage, de Julia Verlanger (1956-2008)

France, 1956-2008
de Julia Verlanger

De quoi ça parle ?


Une trilogie et des nouvelles pas forcément liées, le tout en post-apo.
La trilogie suit un narrateur baroudeur solitaire (ou presque) dans une Terre dévastée par la guerre.
 

Et c'est comment ?

 
Le survivaliste : - C'est bien raconté. L'écriture, vive et alerte, ne laisse aucun temps mort.
Au début l'ambiance est bien nomade fractalienne (je vous ai déjà parlé du jeu Fractal ?) pour bifurquer petit à petit vers l'horreur à moitié fantastique. Un vrai petit bijou d'ambiance et de rythme.
 
Merci kraanos de me l'avoir prêté

Note globale : 5/6

 

Premiers paragraphes




L'Autoroute sauvage


Je suivais l'autoroute, en direction du sud.


La Mort en billes


Le type a pris mon poing dans la gueule. Quelque chose de bien. Il a valdingué contre le buffet, provoquant une dégringolade tintante de vaisselle, et il s'est effondré. Endormi pour le compte, le bonhomme.


L'Île brûlée


L'île avait cramé.


Les Bulles


8 août

Aujourd'hui, j'ai encore vu l'Autre. Elle agitait ses longs bras devant la fenêtre, et elle parlait, parlait. Sa bouche remuait sans cesse, mais je n'entendais rien. Bien sûr, on ne peut rien entendre derrière la fenêtre. Puis elle a appuyé tous ses bras sur la vitre, elle poussait. J'ai eu peur, j'ai pressé le bouton, et les volets ont claqué. Pourtant, je sais bien qu'elle ne peut pas entrer. Personne ne peut entrer.


Le Recommencement


25 septembre

Il n'y a pas de monde d'avant. Il n'y a rien du tout. Je suis de nouveau dedans, à attendre, mais je ne sais même pas quoi, puisque je n'ai plus à espérer la libération. Père se trompait, le monde d'avant ne reviendra pas. Ces gens, que j'avais vu au viséciné, qui criaient que nous étions vainqueurs et que nous allions être libres, ils mentaient, ils sont méchants.


Nous ne vieillirons pas


Nous en vieillirons pas. Il nous faut admettre cette amère certitude et l'accepter. Nos sanglots, nos cris, notre refus horrifié ne serviront à rien, lorsque viendra note tour. La guerre est sur nous, et sa faux coupe large, plus large et vaste qu'aucune guerre, en aucun temps ou lieu. La dernière guerre des hommes.


Les Derniers Jours


D'accord, c'est pas marrant de vivre comme ça. Mais tout de même, Man devrait essayer de faire un effort. Elle est là, dans la caverne, elle bouge pas de toute la journée. et elle se lave même plus. Elle est d'un sale ! Ses cheveux lui pendent dans la figure, tout graisseux.

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L'anarchiste : A priori je ne modère pas les commentaires. Mais si vous êtes des connards, je vous pète les genoux. Bisous.

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